que sait-on de «Tankman 2022», l’homme aux banderoles critiquant Xi Jinping?



Publié le :

En Chine, malgré la censure, les réseaux sociaux tentent d’en savoir d’avantage sur l’homme qui a accroché des banderoles critiquant le président et la politique sanitaire chinoise. C’était il y a deux jours sur un pont de la capitale chinoise, où s’ouvre demain dimanche le XXe congrès du PCC.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Héros pour les uns, auteur d’un geste inutile, voire acte d’un déséquilibré pour les autres, deux jours après les faits les Chinois informés via les VPN permettant de se connecter sur les sites étrangers, s’interrogent sur les motivations, l’identité et le mode opératoire de celui qui est apparu brièvement en combinaison de travail orange et casque de sécurité sur le pont de Sitong à Pékin.

Happening inédit

Un happening politique inédit pour la capitale. L’action rapide et coordonné de Peng Lifa alias Pen Zaizhou sur les réseaux a permis de faire un maximum de bruit avant l’intervention de la censure, note le site Chinachange.org. Cela, grâce notamment au choix du lieu : la voie express située sur un viaduc de 280 mètres de long n’est accessible qu’en voiture, ce qui lui a laissé le temps d’agir avant l’arrivée des agents de sécurité.

La planification ensuite : le panache de fumée noir, le message pré-enregistré et les slogans sur les banderoles, sont la preuve d’une action méticuleusement organisée. Les deux comptes twitter (des réseaux censurés en Chine, NDLR) qu’il a utilisé pour amplifier son geste ont été nettoyés, mais font toujours apparaître le profil d’un ingénieur en physique, auteur d’un article sur la force électromagnétique dans une revue scientifique d’État.

Totalement effacé par la censure

Un individu et un geste totalement effacé des réseaux chinois par la censure. Certains internautes appellent ce samedi à diffuser le maximum d’informations sur celui qui osé demander la destitution du président chinois, afin que ce « Tankman 2022 » ne connaisse pas le même sort de son prédécesseur qui avait tenter d’arrêter une colonne de chars, il y a 33 ans, place Tiananmen.

►À lire aussi XXe congrès du PCC: des banderoles contre Xi Jinping et la politique sanitaire chinoise



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *