nouvelle crise politique au Pérou



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Le Pérou est de nouveau plongé dans une énième crise politique. « Après avoir accepté la démission du Premier ministre, que je remercie au nom du pays pour son travail, je vais renouveler le Cabinet », a annoncé le président Pedro Castillo à minuit dans une adresse surprise à la nation. « Je demande au Congrès de respecter l’État de droit, les droits du peuple, la démocratie et l’équilibre des pouvoirs de l’État ».

La démission du Premier ministre péruvien, Anibal Torres, est le dernier symptôme en date du conflit entre le gouvernement de gauche et le Congrès où l’opposition conservatrice est majoritaire, rappelle le journal Correo.

La raison pour cette nouvelle passe d’armes entre les deux camps ? Le président Castillo veut organiser un référendum pour convoquer une Assemblée constituante sans passer par un vote au Congrès. Ce qui refuse catégoriquement la majorité conservatrice au Parlement, rapporte Péru 21. Après la démission du Premier ministre, le président doit maintenant nommer un nouveau gouvernement, « le cinquième déjà depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2021 ».

Le président accuse d’ailleurs l’opposition de préparer un coup d’État. C’est la raison pour laquelle Pedro Castillo a demandé à l’Organisation des États américains d’intervenir. « Une délégation de l’OEA a été à Lima cette semaine pour rencontrer les membres du gouvernement et les opposants », écrit La Républica, « mais aussi les autorités judiciaires qui ont apporté les informations documentées sur les accusations portées à l’encontre du président Castillo, de sa famille et de ses proches collaborateurs ».

Puisque le chef de l’État et son entourage font l’objet de six enquêtes pour corruption présumée. Pedro Castillo lui-même parle de persécution politique et fait valoir son immunité présidentielle jusqu’à la fin de son mandat en 2026. La délégation de l’OEA doit maintenant produire un rapport avec des recommandations. L’éditorialiste de La Républica espère que ce document « ouvrira de nouvelles voies pour permettre une issue à l’impasse politique du Pérou ».

Situation de tension à la frontière entre Haïti et la République dominicaine

Jeudi 24 novembre, sur le pont qui relie la ville haïtienne de Ouanaminthe à Dajabón en République dominicaine, des manifestants haïtiens ont jeté des pierres. Depuis plusieurs jours, la frontière haïtienne est fermée pour protester contre les expulsions massives d’Haïtiens par la République dominicaine et les traitements dégradants et inhumains infligés aux Haïtiens sans papiers par les autorités dominicaines, rappelle Acento. Le site d’informations rapporte qu’un camionneur haïtien qui se trouvait coincé du côté dominicain de la frontière a été blessé à la tête par les jets de pierre.

Selon le quotidien Listin Diario les gardes-frontière dominicains sont intervenus pour sécuriser la zone. Les commerçants dominicains sont vent debout. Ils ne peuvent pas exporter leurs marchandises dans la république voisine et dénoncent ce qu’ils qualifient de « chantage des Haïtiens ».

Sanctions américaines contre la filière sucrière en République dominicaine

Une fois le premier choc encaissé, beaucoup de commentaires dans la presse dominicaine reviennent ce vendredi 25 novembre sur l’annonce de sanctions américaines contre l’entreprise Central Romana principale productrice de sucre en République dominicaine.

L’administration Biden accuse la société d’avoir recours au travail forcé et interdit toute importation de son sucre sur le sol américain. Les Dominicains se sentent trahis : « Après plus d’un siècle de liens politiques, commerciaux, diplomatiques et militaires étroits avec notre pays, les États-Unis portent un coup dévastateur à l’économique de la République dominicaine. Parce que l’industrie sucrière est une source essentielle de devises », constate amèrement le Listin Diario.

« Des milliers d’employés haïtiens qui vivent de la production sucrière de Central Romana pourraient se retrouver sans emploi », alerte de son côté El Dia. « Qu’adviendra-t-il de ces travailleurs que les États-Unis disent vouloir protéger ? ». 

Le journal Hoy constate une « dégradation flagrante des relations bilatérales » et conclut : « On devrait se méfier des États-Unis ».

Reprise des pourparlers entre pouvoir et opposition vénézuéliens

Comment sortir le Venezuela de la grave crise politique et économique ? Les pourparlers entre le pouvoir chaviste et l’opposition vont reprendre aujourd’hui après un an d’interruption.

Les deux délégations se retrouveront ce vendredi au Mexique. Cette réunion entre pouvoir et opposition a été préparée le 11 novembre au Forum de Paris sous l’égide d’Emmanuel Macron, mais aussi de ses homologues colombien et argentin, Gustavo Petro et Alberto Fernandez, rappelle El Nacional. Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est le chef de l’État colombien qui a annoncé la reprise des pourparlers vénézuéliens au Mexique, estime El Pais.

Et les attentes sont grandes : à l’instar d’Ultimas Noticias, la presse vénézuélienne annonce ce matin d’ores et déjà un accord partiel qui sera signé à Mexico entre le gouvernement du président Nicolas Maduro et l’opposition vénézuélienne. La priorité des deux parties est de parer à la crise humanitaire dans le pays. Selon les informations disponibles, « le Venezuela devrait récupérer une partie de ses avoirs, actuellement gelés par les sanctions, afin de les investir dans les services publics de base aujourd’hui défaillants, comme la santé, l’électricité, les écoles », rapporte aussi Efecto Cocuyo. Les pays qui accompagnent ce processus ont fait connaître leur objectif : l’organisation d’élections libres et transparentes en 2024, écrit de son côté le journal 2001.



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