«Mon mari Mortaza Behboudi est privé de ses droits en détention»



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Il faut faire pression sur les talibans, faire du bruit pour libérer Mortaza Behboudi, c’est le message de ses proches, rongés par l’inquiétude depuis l’arrestation début janvier à Kaboul de ce journaliste franco-afghan, qui a collaboré avec plus d’une quinzaine de médias français ces dernières années et dont les reportages ont été primés à plusieurs reprises. 

Les autorités talibanes l’accusent d’espionnage, il risque la peine de mort par pendaison, et son épouse, Aleksandra Mostovaja, est sans nouvelles de lui depuis dix jours. Elle appelle la communauté internationale à peser de tout son poids sur les autorités talibanes pour qu’il retrouve sa liberté. 

Il a été arrêté le 7 janvier à Kabul et mis en prison. Je n’ai eu droit qu’à un coup de téléphone avec lui, il y a une dizaine de jours, ça n’a duré qu’une minute, et puis plus rien. Je ne sais pas comment il va, s’ils le maltraitent, s’il est seul, s’il a accès à de la nourriture, je ne suis au courant de rien. Au téléphone, il m’a dit de ne pas m’inquiéter, mais ça, c’est Mortaza, il voudrait que jamais personne ne s’inquiète pour lui, ni moi ni sa famille, mais je le connais, et à sa voix, à la manière dont il parlait, j’ai su qu’il était sur le point de pleurer. Et j’ai su qu’à partir de ce moment-là, j’avais le devoir de me battre encore plus fort pour le revoir. Maintenant, j’espère que mon message va atteindre un maximum de gens, qu’ils vont partager et faire partager ce que l’on sait du sort de Mortaza, en particulier sur Twitter où les talibans sont présents, de manière à faire pression sur eux pour qu’ils le libèrent.

 

A Mostovaja: «Mon mari Mortaza Behboudi est privé de ses droits en détention»

 

« Mon mari n’est pas un espion »

Je suis très, très en colère, parce qu’on l’accuse d’être un espion, mais ce n’est qu’un journaliste, et le journalisme n’est pas un crime. Il n’a rien à faire en prison, et c’est profondément injuste qu’il soit emprisonné. Il a travaillé pour ou avec un très grand nombre de rédactions qui ont toujours respecté son approche de l’Afghanistan, elle consiste à mettre en avant la culture afghane, à relater de manière très sincère les conditions de vie sur place. Parce qu’il aime l’Afghanistan et qu’il a toujours voulu en dresser le portrait le plus fidèle de ce pays et ce qu’il s’y passe en ce moment. Ce n’est pas un espion. 

 

A. Mostovaja: «Mon mari Mortaza Behboudi n’est pas un espion»

 

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