la presse de Murdoch étrille Donald Trump



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Trois jours après les élections de mi-mandat, on attend encore les résultats définitifs. Alors que les républicains sont toujours pressentis pour prendre le contrôle de la Chambre des représentants, la course pour le Sénat reste encore ouverte. La composition finale de la chambre haute est suspendue à trois sièges. Le dépouillement se poursuit Arizona et au Nevada, alors qu’en Géorgie, un second tour est prévu le 6 décembre. En tout cas selon le Washington Post, tous les yeux sont tournés vers ces trois États. Les démocrates ont besoin de remporter au moins deux des trois sièges pour conserver leur courte majorité au Sénat, précise le Washington Post. Les résultats de l’Arizona et du Nevada devraient être connus ce week-end, selon le journal.

« Un fiasco pour les républicains »

Et en attendant, l’ancien président Donald Trump est de plus en plus critiqué par certains médias conservateurs. S’il n’y pas eu de vague républicaine aux élections de mi-mandat, c’est la faute de Donald Trump, estiment les journaux du puissant groupe de médias de la famille Murdoch, à commencer par le Wall Street Journal. Le quotidien économique, dans son éditorial, qualifie l’ex-président de « plus grand perdant du parti républicain ». Et le Wall Street Journal d’ajouter : « Depuis sa victoire en 2016 contre la candidate démocrate Hillary Clinton, il a enchaîné les défaites électorales ». Donald Trump, poursuit le quotidien, « a entraîné les républicains de fiasco en fiasco ». Plusieurs des candidats qu’il a appuyés « ont échoué dans les urnes dans des États qui étaient clairement gagnables », comme la Pennsylvanie ou le New Hampshire.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump est étrillé par la presse du groupe Murdoch. Certains journaux comme le New York Post avaient déjà pris leurs distances avec le milliardaire républicain. Mais ces jours-ci leurs critiques deviennent de plus en plus dures : « Il est temps pour Trump d’abandonner la politique », écrit par exemple un éditorialiste du New York Post. Pour étayer ces propos, le tabloïd new-yorkais n’hésite pas à donner la parole aux républicains qui souhaitent également que leur parti lâche Donald Trump. « Il est devenu un fardeau pour nous », a déclaré l’ancien chef de la Chambre des représentants Paul Ryan, cité par le New York Post.

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L’ascension de Ron DeSantis

En tout cas, il y en a un qui profite de ces tirades contre l’ex-président, c’est le gouverneur fraichement réélu de la Floride, Ron Desantis. « Sa victoire écrasante fait de lui un candidat crédible pour la présidentielle de 2024 », titre le Miami Herald. Selon le journal, Ron DeSantis veut faire de la Floride un laboratoire conservateur, un modèle qu’il pourrait présenter lors de la campagne présidentielle dans deux ans. Un journaliste conservateur, Ben Shapiro, commence également à miser sur le cheval DeSantis, rapporte le Miami Herald. Sans nommer expressément l’ancien président Donald Trump, le commentateur estime que pour gagner des élections, « le parti républicain doit arrêter avec des comportements enfantins et se montrer plus discipliné ».

Tensions post-électorales au Brésil

Certains partisans du président Jair Bolsonaro ont toujours du mal à digérer la défaite de leur idole et ils s’en prennent aux électeurs supposés de Lula. Selon Folha de Sao Paulo, les bolsonaristes publient sur les réseaux sociaux des noms de personnes qui auraient voté pour Lula. Ils appellent aussi à boycotter des commerçants supposés proches du Parti des travailleurs. Dans une ville de l’État de Rio Grande do Sul, des sympathisants de Jair Bolsonaro ont demandé aux partisans de Lula de coller l’étoile rouge, le symbole du PT, à l’entrée de leurs magasins. « Ce qui rappelle la montée du nazisme en Allemagne, lors que les commerçants juifs étaient obligés de s’identifier avec l’étoile de David », écrit la Folha de Sao Paulo, très inquiète de ce climat de tensions qui règne en ce moment dans plusieurs villes du pays.

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En Haïti, des gangs s’emparent d’un quartier à l’extérieur de Port-au-Prince

Des tensions qui persistent aussi en Haïti, où les gangs continuent leur emprise sur la banlieue de Port-au-Prince. D’après Alterpresse, des bandits armés tentent depuis deux jours d’établir une base à Carrefour Feuilles, dans la banlieue sud-est de la capitale. Selon des témoignages recueillis par le site d’information, « l’incursion aurait commencé hier matin, avec des hommes lourdement armés qui se seraient emparés du sous-commissariat de police dans la zone ». De nombreux habitants ont « fui leurs maisons pour se réfugier au bas de Carrefour Feuilles », plus près du centre de la capitale. Une opération de la police est en cours, selon Alterpresse. 

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