La Chine et le Vatican renouvellent leur accord sur la nomination des évêques



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Signé une première fois en 2018 et renouvelé une première fois en octobre 2020, cet accord historique a été prolongé de deux années supplémentaires. Malgré les difficultés rencontrées parfois dans les diocèses, le Saint-Siège veut afficher sa confiance.

En juillet dernier, interrogé par un journaliste américain, le pape François n’avait pas caché son souhait de voir renouveler cet accord. Le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, qui suit le dossier depuis ses débuts, a rappelé que si le cœur de l’accord vise à consolider « un bon dialogue institutionnel et culturel avec la Chine, il concerne surtout des biens essentiels à la vie quotidienne de l’Église en Chine ».

Cet accord toujours « provisoire », dont le contenu n’a pas été rendu public, a pour objectif de rassembler les catholiques chinois scindés entre une Église officielle – contrôlée par Pékin – et une Église clandestine, tout en donnant le dernier mot au pape pour nommer les évêques. Depuis 2018 et la première signature, six évêques ont ainsi pu être nominés en conformité avec les autorités chinoises et avec l’aval du pape.

« Nous espérons sincèrement qu’au cours des deux prochaines années, nous pourrons continuer à identifier de bons candidats à l’épiscopat pour l’Église en Chine selon la procédure établie », a encore expliqué le cardinal Parolin aux médias du Vatican, indiquant par ailleurs suivre de près la vie des communautés catholiques chinoises qui ont parfois des difficultés à vivre librement leur foi.

En quatre ans, cet accord a suscité des critiques au sein de l’Église, certains y voyant une mainmise de Pékin sur les quelque 10 millions de catholiques du pays, où des églises ont été détruites et des crèches religieuses fermées, tandis que la restriction des libertés religieuses est toujours pointée du doigt. Selon des fidèles, la répression engagée contre l’Église clandestine n’a pas diminué depuis le rapprochement Chine-Vatican, alors que le régime du président Xi Jinping semble accroître sa surveillance sur l’ensemble des cultes.

Hasard du calendrier, le renouvellement de cet accord Chine-Saint-Siège, qui arrivait à expiration en cette fin du mois d’octobre, est tombé le jour-même de la clôture du Congrès du Parti communiste chinois.

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