À la Une: crise climatique, «dernier avertissement avant l’autoroute de l’enfer»



Avec un nouveau rapport – le 6e sans doute « le plus alarmant » les experts climatiques de l’ONU lancent « un dernier avertissement », souligne le Times « si d’ici à 2030 une action rapide et radicale n’est pas mise en œuvre il sera trop tard pour assurer un avenir vivable » pour la planète. « L’humanité est à la croisée des chemins » titre également le Guardian : « c’est soit l’autoroute de l’enfer soit un avenir durable ». Ces sept prochaines années seront décisives, explique également le Washington Post « alors l’objectif des 1,5 degrés de limitation du réchauffement climatique parait aujourd’hui quasiment dépassé, la planète se dirige vers un réchauffement catastrophique, à moins que les nations ne transforment radicalement leurs économies et n’abandonnent immédiatement les combustibles fossiles ». Car au-delà de ce seuil des 1,5 degrés, explique encore le Post « les scientifiques prévoient des catastrophes climatiques tellement extrêmes que les populations ne pourront plus s’y adapter ». « Les vagues de chaleur, les famines et les maladies infectieuses pourraient alors faire des millions de victimes d’ici la fin du siècle ». Malgré les avertissements lancés depuis maintenant 30 ans par le Giec, « presque personne n’est conscient des conséquences les plus graves du changement climatique », déplore de son côté Die Welt alors que la « bombe à retardement du climat fait tic-tac », a prévenu le patron de l’Onu Antonio Guterres qui estime néanmoins « qu’il est encore temps de la désamorcer ».

Le rapport du GIEC présente « un guide de survie pour l’humanité »

 « La fin du monde n’est pas encore imminente », rassure le Suddeutsche Zeitung, « il reste une dernière chance pour changer de cap », explique également le New York Times « mais il faudrait pour cela que les pays industrialisés s’unissent immédiatement pour réduire de moitié les gaz à effets de serre d’ici 2030 et cesser d’ajouter du dioxyde de carbone dans l’atmosphère d’ici au début des années 2050 ». « Si ces 2 mesures étaient prises le monde aurait alors 50 % de chance de limiter le réchauffement à 1,5 degré », insistent les scientifiques qui mettent en garde « contre des retards, ne seraient ce que de quelques années qui rendraient cet objectif irréalisable avec pour conséquence un réchauffement catastrophique et mortel ». En espérant que ce rapport fasse enfin bouger les grandes nations avant la COP de Dubaï en décembre prochain, souligne le Wall Street Journal qui pointe du doigt « les 2 plus grands pollueurs de la planète que sont la Chine et les États-Unis qui continuent de s’appuyer les combustibles fossiles, avec la construction accélérée de centrales électriques au charbon pour la Chine, et le lancement d’un forage pétrolier géant en Alaska pour les États-Unis ».

Scepticisme des Occidentaux face au plan de paix chinois pour l’Ukraine

Xi Jinping est arrivé hier à Moscou « pour mettre en scène son nouveau rôle de médiateur international avec Poutine » titre El Pais dont le correspondant à Moscou rapporte « que le plan de paix chinois en 12 points pour trouver « une solution politique à la crise » a été évoqué dès hier soir par les deux dirigeants et salué d’ailleurs le président russe. « Un plan qui reste encore très flou » commente le Guardian « et n’aborde pas des détails essentiels comme le retrait des forces russes » comme le réclament avec force les autorités ukrainiennes. Ce plan laisse sceptiques les occidentaux, souligne également Die Welt « alors que les États-Unis appellent le monde à ne pas être dupe » face à la tactique de la Russie qui soutenue par la Chine cherche « à geler le conflit selon ses propres conditions ». « Difficile pour la Chine de s’imposer comme un intermédiaire honnête étant donné son soutien bruyant à la Russie », raille de son côté le Wall Street Journal et ce alors même « que Moscou et Kiev se préparent à de grandes offensives de printemps ». Face à un conflit qui s’enlise « il serait intéressant de voir ce que propose vraiment le président chinois » estime en revanche le quotidien slovène Dnevnik qui salue « cette 1ère tentative d’accord de paix » en faisant remarquer « l’inaction en la matière des pays occidentaux ».

La Finlande décroche (encore) la timbale du bonheur

 « La Finlande est le pays le plus heureux au monde pour la 6e année consécutive » rapporte Die Welt « et ce malgré les inquiétudes sécuritaires suscitées par la guerre d’agression de leur voisin russe » souligne encore le quotidien allemand. Selon cet indice annuel parrainé par les Nations Unies, « les 5 millions et demi de finlandais jouiraient des bienfaits de leur état providence, de plus de temps libre et de vacances, dans un pays qui plus est très sécurisé ». « Parmi les 10 pays les plus heureux, pas moins de 8 pays européens » note de son côté le Daily Mail même si la Grande-Bretagne ne se classe elle que 19e mais devant la France 21e . En bas du classement de ces 137 pays « l’Afghanistan et le Liban marqués par la guerre restent les 2 pays les plus malheureux de l’enquête », souligne le quotidien britannique .



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *